Pourquoi gérer un espace naturel ?
Les espaces naturels ont pour vocation première de conserver les habitats et les espèces remarquables. Le maintien des habitats et des milieux passe souvent par une gestion de l’espace, qui tient compte des évolutions passées et actuelles des milieux.
En amont des choix de gestion, il faut donc comprendre comment évolue un site pour pouvoir intervenir efficacement et conduire le « capital nature » vers un état jugé optimal.
Depuis l’après-guerre, l’expansion des aires urbaines, la mécanisation de l’agriculture et le développement du tourisme résidentiel ont conduit à une régression sans précédent des espaces naturels littoraux, contribuant à l’érosion de la biodiversité constatée en France et dans le monde.
La loi littoral de 1986 a fixé un objectif de protection du « tiers sauvage » du littoral français.
Après acquisition par le Conservatoire du Littoral, «Calvados Littoral» a pour mission de gérer les espaces naturels ainsi préservés de l’urbanisation, avec pour objectifs de :
- favoriser la diversité de la flore, de la faune et des habitats de ces espaces,
- restaurer et maintenir dans un bon état de conservation les différents habitats naturels en présence sur les sites.
Il s’agit bien pour «Calvados Littoral» de contribuer à l’échelle de son territoire à la préservation d’une biodiversité globalement menacée.
On distingue trois types de gestion d’espaces naturels :
- La gestion d’entretien : elle concerne toutes les petites interventions permettant de conserver l’accès du public aux sites, de préserver les aménagements en place et de maintenir les sentiers intérieurs.
Exemples : réouverture de blockhaus sur le mont Canisy, entretien de plantations au bois du Breuil
- La gestion conservatrice : ce type d’opération est beaucoup plus naturaliste, c’est-à-dire en relation directe avec la faune et la flore et les habitats.
Il convient, par exemple, de faucher annuellement une pelouse à Orchidées afin que celle-ci ne devienne trop haute et n’entraîne la disparition de cette flore rare. Le gestionnaire maintient ainsi le milieu naturel à un stade précis pour favoriser l’accueil et la présence d’espèces particulières.
Exemple : la fauche des mares à gabion sur les marais de Graye-sur-Mer permet de maintenir des plans d’eau pour l’accueil des oiseaux.
- La gestion restauratrice : basées sur des constats naturalistes, ces actions sont menées de manière à redonner au milieu naturel son caractère initial.
Dans ces cas précis, le milieu naturel a évolué vers un stade où le nombre d’espèces décroît (c’est le vieillissement de l’espace naturel).
Exemple : Restauration de pelouses calcicoles* sur le mont Canisy (pelouses calcicoles : végétation basse se développant sur un sol calcaire)
La gestion des espaces naturels est en lien étroit avec les suivis scientifiques effectués par les gestionnaires, qui permettent de l’évaluer.





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