Batterie de Longues-sur-Mer
Marqué par son passé lors du débarquement allié du 6 juin 1944, le site de la batterie de Longues-sur-Mer est entièrement tourné vers la mer. Cet espace « naturel », perché sur des falaises marno-calcaires, se partage entre un côté historique bien présent et un autre écologique mal connu.
Carte aquarellée du site
Paysage et milieux naturels :
Les falaises calcaires qui bordent la façade littorale du site constituent un point de vue incontournable sur la Manche et sur les sites stratégiques du 6 juin 1944.
A l’Ouest, la Pointe du Hoc s’avance dans la mer avec ses falaises abruptes, tandis qu’à l’Est, l’on peut apercevoir les pontons émergeants du port artificiel d’Arromanches.
L’aspect paysager est aussi marqué par le chaos rocheux contrastant avec des pans de falaises droites. Ce biotope particulier, dû aux éboulements successifs du relief, est un milieu dit « pionnier » (à la flore très spécifique).
La pauvreté du sol, l’exposition aux embruns sont des facteurs qui obligent la végétation à rester basse. Les pelouses, fourrés et boisements portent les marques d’une croissance difficile.
Faune :
Une colonie de Fulmars boréaux occupe les cavités de ces murs naturels en période de reproduction (janvier/septembre).
Le Faucon pèlerin, rapace dont les effectifs sont en diminution, semble réinvestir les parois rocheuses pour la nidification.
Ce site, haut perché, permet, durant les périodes hivernales et migratoires, d’observer de beaux effectifs d’oiseaux marins. Des colonies de Harles huppés viennent se réfugier sur le bord de côte lors des forts coups de vents. A bonne distance du rivage, les Pingouins torda et les Guillemots du Troïl se réunissent en petites troupes.
Les milieux ouverts (pelouses) sont le royaume des passereaux prairiaux et de landes comme le Pipit farlouse, l’Alouette des champs, la Fauvette grisette ou le Bruant jaune.
Flore :
Abritant plus de 200 espèces de plantes vasculaires, la batterie de Longues-sur-Mer reste floristiquement riche malgré un aspect touristique bien présent.
Le contrebas des falaises, fortement marqué de reliefs dus aux éboulements successifs, est caractérisé par des boisements denses de faible hauteur. Cette forte végétation a permis l’installation d’une végétation de sous-bois humide. Parmi ce cortège, les Prêles géantes, des marais et des champs sont présentes dans les secteurs plus inaccessibles. La Scolopendre langue de bœuf, fougère typique des pentes humides se retrouve ça et là au milieu du chaos.
Les pelouses calcicoles relictuelles en crête de falaises abritent des espèces végétales rares dans le département et la région. L’Orchis de Fuchs est une orchidée en raréfaction sur ces biotopes.
Elle est accompagnée par le Sénéçon blanchâtre (sous espèce candidus : espèce endémique des falaises littorales calcaires du Bessin et du pays de Caux.) aisément reconnaissable à ses fleurs jaunes et ses feuilles pourvues d’un soyeux « coton » blanc.









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