La pointe du Hoc
La pointe du Hoc demeure, avec Omaha beach, l’un des sites les plus emblématiques sur le plan historique. Cette avancée de roches brave les éléments et domine majestueusement la Manche.
Bombardé inlassablement en 1944, ce territoire est devenu un site touristique incontournable dans le circuit de découverte des plages du débarquement. La nature ne reprend ses droits que sur les secteurs épargnés par la fréquentation importante de visiteurs.
Carte aquarellée du site
Paysages et milieux naturels :
Le paysage qui s’offre au regard des promeneurs reste marqué à jamais par les cratères de bombes, offrant un panorama unique en son genre.
En pointe de falaise, l’observateur peut embrasser la côte Ouest de la Manche et le littoral calvadosien en un instant.
A l’Ouest, la baie des Veys marque la limite entre les deux départements.
Un peu plus loin, la presqu’île du Cotentin se dessine timidement à l’horizon à travers les brumes marines.
Côté Est, le Bessin se dévoile avec ses falaises et les pontons du port artificiel d’Arromanches.
Lorsqu’on arrive sur la pointe du Hoc par la route, la vue est bouchée par de gros fourrés d’ajoncs. De façon très nette, cette végétation laisse place à des pelouses calcicoles très rases et des secteurs mis à nu par la fréquentation du site.
Des aménagements de canalisation du public permettent cependant de sauvegarder des îlots de flore relictuels.
Faune :
La pointe du Hoc offre, sur ses falaises abruptes, un havre de paix et de nidification pour beaucoup d’oiseaux marins.
Les Mouettes tridactyles forment l’une des plus grosses colonies de France sur la commune de Saint-Pierre-du-Mont avec plus de 1700 nids.
L’observateur sera surpris par le brusque envol en période de nidification de la colonie. Il faudra alors rechercher le fautif de cette perturbation, le Faucon pèlerin, qui niche également sur ces falaises.
En période de reproduction, d’autres oiseaux fréquentent le site. Le Fulmar boréal ne vient sur les terres qu’une fois par an pour nicher. Sur une corniche ou dans une cavité de la falaise, la femelle pond un unique œuf.
En période de migration, la pointe du Hoc constitue un lieu intéressant de passage de l’avifaune. Selon les conditions météorologiques, des Plongeons catmarins et arctiques, des Puffins des anglais et fuligineux, des centaines de Bernaches cravants et des centaines de Sternes caugek et pierregarin se croisent au large des falaises.
Flore :
Site fortement fréquenté et aménagé pour canaliser le flux du public, la flore de la pointe du Hoc reste très peu diversifiée.
La richesse botanique du site réside dans la nature de son sol. Des formations calcicoles à base de Brachypode pennée recouvrent les secteurs préservés de la crête des falaises.
Des Orchidées, comme l’Orchis pyramidal et l’Ophrys abeille, se développent hors du secteur fréquenté, dans des zones rases. La fleur de l’Ophrys abeille prend l’aspect d’une abeille. De par ses couleurs et son aspect, elle attire ce même insecte, favorisant ainsi la pollinisation.
L’Orchis bouc se dresse au dessus des plus hautes touffes de Brachypode et colore de ses longs labelles pourpres la formation végétale.
En retrait, là où les vents marins ne brûlent pas les groupements arbustifs, d’épais fourrés à Ajonc d’Europe se sont installés. Les cratères générés par les bombardements dans les zones moins exposées à la fréquentation, ont été colonisés par des boisements arbustifs denses voire humides. Le Lierre et la fougère Scolopendre peuplent les flancs de ces dépressions à l’abri des vents et de la lumière.









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