Les Vaches Noires
Les falaises des Vaches noires se situent entre Houlgate et Villers-sur-Mer. L’appellation «Vaches noires » proviendrait des paroles de marins. La présence de gros blocs de craie sur la plage recouverts de lichens et d’algues, évoquerait, vus de la mer, un troupeau de vaches paissant au pied de la falaise.
Il s’agit d’une formation géologique très originale composée de marnes qui s’effondre par l’action du ruissellement, de la mer et du gel. L’aspect du site évolue perpétuellement au fil du temps.
Carte aquarellée du site
Milieux naturels et paysages :
Ces imposantes falaises de couleurs sombres permettent à la personne qui est attentive, d’observer une gamme de couleurs allant du gris sombre au vert de gris en passant par la couleur rouille.
Cela s’explique par les successions de couches de marnes puis de calcaire qui se sont accumulées, il y a 150 millions d’années. Ce site permet de contempler 10 millions d’années d’histoire de notre planète. Il s’agit d’un site géologique de référence notamment pour sa richesse en fossiles d’animaux marins de l’ère secondaire.
Cette géologie particulière a permis la formation d’une mosaïque de milieux, secs ou humides, argileux ou calcaires qui permettent de réunir sur le même site des prairies humides, des ravins frais, des coteaux secs sur calcaire et des milieux pionniers qui sont soumis a une forte instabilité.
Cette diversité donne la sensation d’une zone sauvage, vierge de toute action de l’homme.
Faune :
Promontoire naturel qui permet au cours des saisons d’observer les falaises et le littoral, la zone marine accueille en hiver des rassemblements importants d’oiseaux marins pouvant compter jusqu’à 500 Macreuses noires et brunes, 800 Grèbes huppés, une dizaine de Plongeons catmarins.
Ces effectifs en font une zone d’hivernage d’importance européenne qui a permis de désigner le littoral du pays d’Auge en Zone d’Intérêt Communautaire pour les Oiseaux.
Situées sur un axe migratoire, les falaises permettent l’observation de passereaux et il n’est pas rare, par une belle journée d’octobre avec un vent de Sud-Est d’observer plus de 1000 passereaux en une heure dont des Pinsons des arbres, des Alouettes des champs, des Pipits farlouses, des Etourneaux et des Gros becs…
Les mammifères terrestres sont aussi présents comme la Martre, le Blaireau, l’Ecureuil et le discret Muscardin qui trahit sa présence par la manière caractéristique qu’il a de ronger les noisettes.
Les anciens ouvrages militaires du site sont favorables à l’hibernation des chauves-souris, si elles ne sont pas dérangées. Cinq espèces ont été recensées dont le Grand rhinolophe et le Grand murin.
La fin de l’été et de l’automne permet l’observation en mer de groupes de globicéphales en migration.
Flore :
Sur le site, les falaises inaccessibles, se distinguent du plateau, dont le paysage a été façonné par l’homme.
Les mouvements de terrain ont toujours préservé le site de projets d’infrastructures ou d’urbanisation. Le bocage du plateau n’a pas subi de remembrement. Le réseau de haies sur talus bas, les mares et les arbres têtards sont ainsi toujours présents mais le peu de valeur agronomique de ces terres conduit à l’abandon des pratiques agricoles.
La mosaïque de milieux présente sur le site a permis à une flore diversifiée de se développer. Plus de 278 espèces de plantes ont été recensées.
Les zones les plus caractéristiques sont les suivantes :
- les bois de ravins où le frêne est abondant et le sol tapissé de fougères,
- les prairies calcaires sèches en rupture de pente où poussent des plantes qui apprécient la chaleur telle l’Ophrys abeille,
- les fourrés d’Argousier et les Prêles au pied de falaise, influencés par les embruns marins.









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