Marais de Villers-Blonville
Verrouillés à l’ouest par la commune de Villers-sur-Mer, à l’Est par celle de Blonville -sur-Mer et au Sud par les collines du bocage, les marais de Villers-Blonville s’étendent sur près de 120 hectares. Cette bulle verte insérée dans un tissu urbain côtier dense mérite d’être préservée, ne serait-ce que pour son identité d’espace naturel.
Carte aquarellée du site
Milieux naturels et paysages :
Ce marais est essentiellement composé de terres agricoles exploitées par pâturage ou fauche.
L’activité traditionnelle de chasse est toujours présente, quelques gabions en activité parsèment le site.
Paradoxalement, bien qu’étant côtier, ce marais d’eau douce n’est alimenté que par les précipitations directes ainsi que par les 4 bassins versants environnants, qui représentent presque 15 km². La mer n’y pénètre jamais car les deux exutoires qui lui permettent de se vidanger lors des surcharges hydrauliques sont munis de vannes anti-retour.
Cependant, à l’époque du Moyen-Age, ce cordon encore perméable permettait à la mer, lors des grandes marées, de pénétrer ces herbus. On y élevait alors des moutons de pré- salé et surtout on y exploitait le sel.
Faune :
Les marais de Villers-Blonville sont surtout intéressants au niveau ornithologique et batrachologique (zone de reproduction).
En effet, avec leur important réseau de fossés et de dépressions naturelles humides, les lieux offrent aux amphibiens l’espace nécessaire à leur accouplement à l’abri de regards et des prédateurs. Au nombre de ces espèces, nous retrouvons la Grenouille verte, le Crapaud commun, ainsi que le discret Triton palmé.
Le site offre aux oiseaux des secteurs de quiétude pour la nidification. Des Sarcelles d’été donnent naissance chaque année à une couvée. Depuis quelques années, viennent également s’y nourrir des Cigognes blanches. La progression des effectifs ainsi que la fréquence des observations semble prouver que les lieux leur sont des plus accueillants. «Calvados Littoral» a installé une plate-forme sur un Peuplier afin de favoriser sa nidification. Ne soyez donc pas surpris de croiser cet échassier au long cou et au grand bec, lors de vos promenades estivales. Peu farouches, elles peuvent parfois se trouver à moins de 100 mètres du chemin de randonnée.
Plus exceptionnellement, lors des migrations hivernales, quelques groupes d’oies cendrées profitent des étendues découvertes pour se reposer et brouter les rares brins d’herbes qui percent à travers neige et glace.
La rencontre au détour d’un fossé avec une petite flèche bleue métallique n’est pas impossible. Si la vitesse de l’oiseau ne vous a pas permis de le voir distinctement, vous pouvez être sûr que vous étiez en présence d’un Martin pêcheur. L’oiseau occupe le marais et s’y reproduit régulièrement.
Flore :
De par son caractère inondable, le site présente essentiellement des plantes appréciant les terrains humides voire totalement immergés.
Parmi les plus visibles, on pourra souligner la présence en bordure de nombreux fossés de la Guimauve officinale. Son usage médical est reconnu notamment contre les rhumes, en infusion ou cataplasme.
Le Populage des marais, quant à lui est toxique et ressemble à un énorme bouton d’or (les deux plantes sont d’ailleurs cousines). Les risques de confusion sont nuls car il pousse plus précocement dans les fossés.
Au milieu des prairies, durant le mois de juin, de véritables tapis d’orchidées égayent le vert des graminées par leurs inflorescences violettes.
Ces marais constituent une des rares stations de Basse-Normandie à accueillir le Vulpin bulbeux, protégé au niveau régional.









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